Chasseuse de tempête

Les gens raisonnables courent s’abriter quand un orage pointe doucement le bout de son nez. Moi je saute dans mes Doc’ Martens et file à sa rencontre. J’adore sentir les éléments se déchaîner, la pluie, le vent… malheureusement, plus je m’en approchais, plus l’orage s’éloignait. Et c’est bien sûr une fois rentrée à la maison que les nuages ont déversé leurs torrents d’eau… *snif snif* J’ai quand même pu prendre quelques clichés sympathiques que voici 🙂

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Une Lumière dans la Nuit

Les défis relèvent avant tout de l’écriture ludique… même si j’essaie bien entendu de les soigner au mieux. Ce ne sont pas de grandes œuvres d’Art, mais j’aime garder une trace de ce que je scribouille. Pour celui-ci, la contrainte était la suivante : les participants ont tous dû donner un mot commençant par la lettre O et un autre par la lettre P. J’ai fait ressortir le vocabulaire imposé en changeant de couleur de police.


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Lighthouse Night © Pitposum

Cette légende urbaine prend vie au cœur d’une nuit d’octobre. Une nuit noire et sans lune, dont les ténèbres grandissantes n’étaient percées que par les éclairs d’un violent orage. Ce dernier semblait vouloir abattre toute sa colère sur un phare dont les murs vibraient sous l’impact de chaque coup de tonnerre. On raconte que le bâtiment était géré par un drôle d’olibrius, persuadé qu’il constituait une sorte de portail entre notre monde et le panthéon des dieux. Il en avait d’ailleurs aménagé la salle principale à la façon des octastyles, dont il avait imité la structure en installant huit gros bouquets de papyrus dans des recoins stratégiques. Il parlait sans arrêt de ses grands projets et relatait d’étranges prophéties déclinées en pantouns, qui laissaient pantois tous les gamins du quartier. Il aimait y ajouter une touche théâtrale en entonnant l’Ode à la Joie entre deux vers, glissant avec ses patins sur le vieux parquet comme un cygne à la surface d’un lac.

Un beau jour, avide de prouver à tous que ses théories étaient on ne peut plus justes, il grimpa sur le toit d’un omnibus abandonné au pied du phare depuis des temps immémoriaux, et s’autoproclama fier partisan de la conquête du royaume des cieux. Et c’est un peu ce qu’il fit cette nuit-là… Entre son grand âge, l’effort dû à cette escalade improvisée et la surexcitation dont il faisait à nouveau preuve, il oublia de ménager son vieux cœur fatigué et aucune opération ni aucune pile de pacemaker ne put le ranimer. Les enfants qui avaient l’habitude de le chahuter disent maintenant qu’il a rejoint ces étoiles qu’il chérissait tant, et que les soirs d’orage, on peut parfois apercevoir son fantôme jouant dans le faisceau lumineux du phare. Comme pour servir de guide aux âmes égarées et ainsi les mener vers un repos éternel bien mérité après une vie sur terre rondement menée.