{ 02 Février 2017 } Le retour de la contre-attaque

2016-03-05_1457168282Hey, salut les gens ! Vous vous souvenez de moi ? Mais quelle question, oui bien sûr ! Je suis votre Majesté toute Empoilée, vous ne pouvez pas m’avoir oublié. Et puis, je veux pas dire mais c’est pas ma faute si Humaine a perdu le fil. Pour sa défense, son dernier billet remonte à deux ans, quand mon cœur a fait un flop avant au milieu de la nuit et que celui d’Esclave a fait un flip arrière au moment du diagnostic. Deux ans, paraît que je devrais être parti à cause de ma maladie. Pourtant je suis toujours là, en bon pacha, et bien décidé à rester dans le coin sans avoir à entamer la seconde de mes neuf vies. Deux ans à gober cachets et aspirine, à me faire tondre le torse avant de recevoir du gel tout froid pour regarder mon cœur dans une drôle de machine. J’ai vraiment de la chance que tu prennes ton traitement sans rechigner, tu es un amour ♥ Oui, je sais, merci bien. Nan mais voilà, tu es mon Grotadpoal et on revient de loin alors… Woééé mais lâche-moi les moustaches, sérieux ! Je suis le plus beau, tu ne m’apprends rien. Fais attention quand même à ne pas trop gonfler des coussinets à frimer comme ça, ça ne serait pas pratique pour galoper !

Ah, au fait, pour ceux qui ne se souviendraient plus de la légende du texte (après deux ans, difficile de vous le reprocher : ce truc tout moche et bâclé, c’est Humaine qui tape l’incruste sur le clavier. Le gris souris, c’est pour les papotis. Le bleu, c’est quand je vois la vie en rose (ne cherchez pas, c’est moi qui dicte les lois épiceytou !) et quand je vois rouge, planquez vos orteils, ça va croustiller v¨¨v

Donc voilà, pour le premier épisode de mon grand retour de la contre-attaque, je ne vais rien raconter de bien précis. Je reviens de loin, c’est un miracle en soi et Humaine me laisse enfin revenir au clavier. Elle ne comprend pas trop comment je fais pour taper si bien mon texte alors que quand je l’aide sur ses textes à elle, ça donne v »o         gyberiv errrrrrrrrrrrrrrrrrrrà « eg4H GUBOJ!qrHbù uhtoooooooooooooooobx ,mgfsh r. Un jour, je lui expliquerai peut-être qu’un tyran a tous les droits, y compris celui de se mettre en avant en sabotant le travail des autres. vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvhkjbfv erhb the, tyjdhbtrzg54U6JENTMEQW%FIVU(n  !!! Nan mais arrête ça, l’Esclave ! vhjjjj rh;gvre gzfgjbn (si je veux !). Espèce de… bbbbbbbbbbbbbbbbr bfvnb jgrvye plagieuse !!

Bref, on va s’arrêter là, faut que j’aille croquer deux doigts coupe-faim pour rétablir mon autorité sur cette mécréante.

Big bisous tout baveux et parfumés au thon ♥ et on se revoit très vite, je l’espère !

D’ici là, mon cœur continuera de gentiment faire boum boum dans ma poitrine et dans celle d’Humaine, mes pattes continueront de faire tagada tagada voilà les Dalton, mes petites fesses de faire ploc ploc dans la litière Ewwww >.< et ma tête de faire blong blong dans le mur Mwahahaha quand je loupe ce fichu virage entre le séjour et l’entrée.

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[Extrait] Patients Zéro #01

Avant la diffusion de ma nouvelle « Un jour sans lendemain » , je bataillais pour me remettre sérieusement à l’écriture. Depuis, je bataille toujours… Ce n’est plus un problème d’inspiration ou de motivation. Simplement, les journées me happent les unes après les autres et je ressens souvent cette terrible frustration en fin de journée de n’avoir pas su me poser avec l’un de mes textes. J’ai plusieurs projets amorcés et n’arrive pas à n’en privilégier qu’un seul pour le moment. Cela serait pourtant plus intelligent, mais j’ai besoin de butiner à droite à gauche.

Bref, tout ceci pour dire que malheureusement, l’écriture tourne encore au ralenti et je suis la première à m’en désoler. Les interactions sur les billets de « Dragon Lyre » m’ont remotivée malgré l’horrible déménagement manuel d’un demi-millier d’articles. C’est peut-être tout miser sur la marmotte et son papier alu, mais je vais essayer de partager avec vous des extraits de mes projets en cours, en espérant que ça m’aide à remettre le pied à l’étrier une bonne fois pour toutes, envers et contre tout !

HAYDEN

homme-triste-qui-regarde-la-pluie-tomber

© jeanmarc – fotomelia.com

La météo maussade rendait ce dimanche matin encore plus amer que les précédents. Craig était affalé dans un fauteuil face à la télévision éteinte, un mug de café à la main, l’autre se massant la tempe. Il savait cependant que cela ne suffirait pas à soulager cette migraine qui le taraudait depuis six mois. La moitié d’une année, déjà… Il peinait à reprendre sa vie en mains, à retourner travailler sans être aussitôt balayé par les affres de l’angoisse et de l’absence. Voir Hayden s’éteindre à petit feu avait constitué une terrible épreuve pour sa femme et lui ; il avait cru naïvement que sa mort les libérerait tous. La vérité, c’est que chaque fois que son regard se posait quelque part dans la maison, cela lui rappelait son fils : Hayden enchaînant le zapping de chaînes sur la télécommande, Hayden debout devant la machine à café à attendre son cappuccino, Hayden cherchant son téléphone portable entre les coussins du canapé, Hayden jouant du piano,… C’était une véritable torture d’avoir constamment sous les yeux des preuves de ce que son fils avait été pendant ces seize années, de ne pouvoir les nier et de devoir ainsi accepter jour après jour de l’avoir perdu. Mallory s’était réfugiée dans le travail ; elle s’était littéralement volatilisée le jour où leur fils avait rendu son dernier souffle et depuis, elle ne rentrait guère plus que pour dîner sur le pouce et aller se coucher. De son côté, Craig se sentait complètement désorienté. Il savait qu’il lui faudrait tourner la page et aller de l’avant, mais il se sentait tel un nourrisson à qui on demandait soudain de courir avant même de lui avoir laissé le temps d’apprendre à marcher. Ses collègues au poste de police tentaient de le soutenir, puisque Mallory semblait vouloir faire son deuil entièrement seule, mais la route n’en restait pas moins rude à parcourir.

{ 15 Décembre 2014 } Ode à mon pied

Journal d’une Patte adulée

Ô toi, mon pied, pur être de lumière
Dont la silhouette se dégage du clair de lune à la fenêtre
Ô noble destrier, plus que tes trois frères
Sur toi, j’ai toujours pu compter
Nous avons connu maints orages et tempêtes
Des sols glissants, menaçants et gorgés d’eau
Nous avons logé en d’étranges châteaux
Au portail gardé par de terribles chiens-poneys
Nous en avons séduites, des belles à la cour,
Jouant les jolis cœurs aux milles troubadours
D’innombrables péripéties sont venues éroder
Tes tendres coussinets, doux comme de la soie
Ô, mon pied, que serait ma vie sans toi ?
Tu me portes sans hésiter jusqu’au rôti interdit
Je te fais épouser l’ombre des murs
Pour te débarrasser de vils grains de litière
Ou redécorer l’antre de notre chère humaine
Pauvre créature aux pieds nus,
Sans poils ni griffes, elle croit nous dominer
Comme nous rions souvent de cette petite ingénue
Ô mon pied, je ne saurais cependant jamais assez déclamer
Combien aucune chaussure ne viendra égaler ta beauté
Accepte mon amour et viens te blottir dans le creux de mes ailes
Ensemble nous affronterons le monde et vivrons à jamais
Entre tes orteils, je viendrai chanter d’espiègles promesses
Sur l’octave de la sauce s’écoulant des boîtes de thon
Nous nous étendrons côte à côte avec paresse
Et même Achille nous enviera notre idylle
Car il est bien connu que son vulgaire talon
Ne fera jamais de lui un aussi bel étalon

{ 1er Octobre 2014 } Karma is a bitch !

Journal d’une Fugue avortée

L’autre nuit, Humaine s’est levée à cause d’un orage. Elle courait les yeux encore à moitié collés pour refermer les velux avant inondation. Sauf qu’elle est bientôt arrivée au niveau de la salle de bain et que je me suis fait cramer en plein plan Prison Break… J’avais la moitié du corps déjà sur le toit (malgré la pluie qui mouille, c’était trop bien !!) et l’autre moitié dans le vide en train de pédaler dans la choucroute pour me hisser complètement dehors (je savais que cette pâtée au thon me tomberait un jour sur les fesses… u_u).

karma 1En parlant de fesses, c’est justement par là qu’Humaine  — soudain tout à fait réveillée, rabat joie ! — m’a tiré à l’intérieur. Est-ce vraiment nécessaire de préciser que j’ai vu rouge ?… parce qu’en plus de ça, elle a jugé plus prudent  (genre c’est ma faute si c’est une naine qui n’arrive pas à atteindre le velux sans monter sur le rebord de la baignoire…)  de faire un combo peau-du-cul-&-tirage-de-queue ! C’te parano !! Nan mais sérieux, que fait la SPA ?! Bref… Humaine a gagné et j’ai perdu, ça craint…

Aujourd’hui, elle avait laissé le même velux un cran ouvert, mais pas assez pour me permettre d’y remonter. Si c’est pas narguer son monde, ça ! J’étais dégoûté ! L’univers tout entier qui m’appelait de dehors et m’acclamait… et cette petite brise qui me titillait les narines depuis l’évier… et pourtant, pas moyen de partir là-baaaaas ♫ Franchement, si elle aime tant Disney, je vais finir par la rebaptiser Cruella d’Enfer… Elle en a rajouté une couche en répondant effrontément à mes miaulements d’indignation et de contrariété, puis elle a carrément éclaté de rire avant de m’attraper pour me poupougner. BEURK !

Journal d’un Mugcake bafoué

karma 2Ce soir, Humaine se faisait un mugcake. J’étais sur le bar, Mini-Crotte juste en dessous sur le comptoir. On surveillait Humaine, parce qu’elle est tellement mauvaise en cuisine qu’elle pourrait s’empoisonner toute seule si on ne faisait pas un minimum gaffe à elle. La peau du cou de Jeny m’a soudain semblé très attirante. Ça fleurait bon le chaton, alors j’ai commencé par la bisouiller et j’ai enchaîné avec des mordillements. Quand Jeny a fini par protester (j’essayais de la hisser sur le bar à mes côtés), Humaine a laissé tomber sa tambouille pour m’attraper moi aussi par la peau du cou (plagieuse !) et me gronder. Bah oui, faut y aller doucement, c’est pas un hamburger !! Mais pendant qu’Humaine me faisait son numéro, Mini-Crotte a profité de la diversion pour tremper une patte innocente dans la pâte à gâteau ! Jeny le petit chat noir tout blanc et Humaine la tronche rose toute rouge ! J’étais mort de rire !!

Comme on dit, KARMA IS A BITCH… ou en l’occurrence, A KITTEN !

Journal d’un Psychocat : Préface

Vous avez sûrement tous déjà vu des journaux intimes de chiens adulant leur Humain chaque heure de chaque jour…. ou des journaux de chats décrivant pas à pas leur misérable captivité.

2014-09-14_1410682634Moi, je suis un psychocat en puissance ; j’ai donc trouvé ma propre formule. Ça fait un moment qu’Humaine parlait de tenir un journal pour avoir des souvenirs plus précis que des photos quand j’aurai perdu une de mes neuf vies (ni elle ni moi ne sommes pressés d’en arriver là… pour une fois, on est d’accord !). Mais bon… justement, c’est Humaine. Cette feignasse qui squatte *MON* canapé, dort dans *MON* lit et bouffe *MES* boîtes de thon ! Du coup, je vais m’y coller. La délation, ça me connaît !

Je ne suis pas retenu en captivité comme ces chats dont je parlais un peu plus haut, c’est Humaine qui l’est. Mais la pauvre, elle n’a toujours pas compris qui commandait ici. Je la laisse payer les factures, ça la fait se sentir importante et ça détourne son mononeurone de mes plans les plus sournois.

Comme les chiens ne font pas des chats, je vais quand même me présenter. Je m’appelle Gawyn de la Petite Berle. J’insiste sur mon nom de chatterie, parce que ça sonne bien mieux que des trucs genre : Gawyn de la Vieille Gouttière, Gawyn du fond de l’Obscure Ruelle, Gawyn au Jus de Poubelle,… Et je suis un Maudit Sacré de Birmanie.

Ah oui, j’oubliais de vous prévenir… Humaine me laisse une section de son blog, mais elle me censure. Donc les trucs barrés, c’est ses pensées à elle. Il y aura aussi un code couleurs. Ce gris, c’est pour le blabla neutre. Le bleu, c’est quand je vois la vie en rose ♥ Pourquoi pas du rose alors ? Parce que je suis un *MÂLE* !! T’es sûr qu’il ne te manque rien ? Et allez… nous y revoilà… le pire épisode de ma vie… Le jour où je me suis levé avec mes bijoux de famille, mais où je me suis couché sans. Encore une preuve que ces Humains, ils ne sont pas clairs dans leur tête ! Ce qui nous amène au rouge : les pensées assassines ! Si vous restez dans les parages quand je vois rouge, c’est à vos risques et périls. Je décline toute responsabilité et toute tentative de poursuite judiciaire sera donc vouée à l’échec.

Bref… pour en revenir à des choses plus agréables, je suis né le 30 Mai 2011. J’ai ajouté une photo de moi pour que vous compreniez pourquoi j’ai un véritable harem autour de moi. Arrête de détourner mes copinautes du droit chemin !! Humaine a dit qu’elle ferait de petits gribouillis pour illustrer mon journal au fur et à mesure que je vous raconte les misères qu’elle me fait. Misère supplémentaire : la Mini-Crotte est maintenant à l’aise chez nous et je ne sais pas comment on la débranche. Surtout quand elle décide de justifier le choix de son surnom sur mon tapis préféré. >_<

2014-09-11_1410442639La Mini-Crotte, c’est elle : Jeny. Elle va bientôt avoir 6 mois mais elle ne squatte ma maison que depuis 3 semaines environ. Quand elle ne fait pas caca sur mon tapis-éventreur et qu’elle ne cherche pas à piller mon assiette, elle est plutôt mignonne. Surtout quand elle décide de rendre Humaine dingue en fichant le dawa au milieu de la nuit. Trop drôle ! Pour une fois que ce n’est pas moi qu’on engueule…

Une acolyte, ce n’est pas non plus de trop avec les deux poireaux c’est des chiens, pas des légumes pffff ! qui vivent avec nous. Pas besoin de vous présenter le duo infernal pour le moment, il se manifestera bien assez tôt dans les pages de ce journal !

Cette préface tirant en longueur, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. J’espère que vous serez nombreux ses(!) à suivre mes aventures, que vous soyez avec ou sans chaton à la maison ♥

Le soleil est mort ce soir

le soleil est mort ce soir

Décrivez la couleur du ciel
le jour où la mort l’a emportée.
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Elle s’est levée à l’aube, auréolée par les premières touches de lumière dans le ciel. La symbiose est si parfaite que j’en viens à me demander qui d’elle ou du soleil accompagne les mouvements de l’autre. Ils s’éveillent en même temps, sortent des sombres limbes de la nuit pour savourer un jour nouveau. La tapisserie noire déroulée derrière un lit d’étoiles se déchire lentement par endroits, et de petites fleurs d’un rose timide se faufilent dans les failles pour mieux s’épanouir en des bouquets de plus en plus imposants. Défraîchie par les rayons naissants de l’astre solaire, la toile de fond perd de son intensité et se mue en un bleu insondable. Les nuances s’éclaircissent de minute en minute comme pour célébrer la vie et mettre en branle les rouages du quotidien après une douce nuit de torpeur. Un autre jour sur Terre, banal et savoureux à la fois. Lire la suite

Je suis Bohème

boheme

Je suis Bohème. Je chante la vie et fais danser les cœurs.

Tout est musique, lumières, séduction, distraction. Mes pieds légers entament un étrange ballet, effleurant à peine l’herbe de la clairière où nous nous sommes installés pour quelques jours ou semaines. Notre séjour dépend entièrement du bon vouloir de l’audience que nous y trouverons. Je virevolte, tourbillonne, les cheveux au vent et le sourire facile. J’ignore les regards vindicatifs des épouses jalouses, les commentaires salaces de leurs hommes. Tout n’est que mélodies à mes oreilles. Bouquets de fleurs improvisés, vêtements aux couleurs composées, jeux espiègles avec les chauds rayons du soleil ou la douce et mystérieuse lueur de la lune.

J’ai moi aussi un cœur qui bat, des aspirations, des désirs, des besoins. Mais je suis là pour le spectacle avant tout, et c’est ce que je fais de mieux. J’oublie un instant les aléas de la vie pour mieux exprimer la grâce et la volupté. Je fais onduler mon corps, gonfle mes jupes, dessine des arabesques avec mes mains, mes bras, enroule mes jambes autour d’un jeune arbre, d’un pilier, d’un lampadaire, pour mieux me déhancher. Tout est prétexte à de nouveaux mouvements, chaque note vient résonner dans ma poitrine comme un second cœur qui bat. J’esquisse, improvise, laisse parler mon corps à défaut de mon âme. Je ne suis que de passage, l’attachement est vain, futile. Je suis les chemins où déambulent les caravanes, je suis les nuits à la belle étoile. Je vois à chaque saison défiler grandes capitales et petits villages, plaines et montagnes, rivières asséchées et torrents furieux, famines et opulences.

Je côtoie la misère et le luxe les plus grands. Je vis dans l’antagonisme, nuance ma voix sur les oxymores d’une octave à l’autre. On m’admire et me méprise à la fois, mais je n’ai guère besoin de jugements pour avancer. Je suis nomade et j’en suis fière. Seuls la Nature et mes compagnons de route m’importent. Ils sont ma vie et les rôles se retrouvent inversés : ils constituent mes points de repère sédentaires, les autres ne sont qu’ombres fugaces. Le temps semble parfois s’arrêter. Je les regarde au milieu d’un pas de danse, j’ai l’impression de voir un essaim d’abeilles. Les villageois s’affairent dans la ruche, bourdonnent à tous les coins de rue, agressent l’étranger, jugent la différence pour préserver leur unité, leur cohésion sociale.

Nous sommes autres. Nous prônons l’individu, exprimons la liberté. Nous sommes comme nous l’avons choisi, pas comme on nous a formatés. Nous exposons nos âmes, nos personnalités, nos croyances sans la moindre gêne, sans la moindre honte. Au gré du vent, aux quatre coins du globe. Nous sommes des artistes éphémères, nous vendons une toile par ci, un croquis par là, pour pouvoir vivre de notre Art et ainsi poursuivre notre route.

Je suis Bohème. Je chante mon cœur et fais danser ma vie.

Cruelle Expiation

C’est arrivé comme ça, sans prévenir… Le monde a basculé dans l’horreur en un seul et unique instant, laissant à peine à l’Homme le temps de pousser un cri. La vie a explosé – dans tous les sens du terme – sans nous accorder le moindre compte à rebours. Sans nous laisser une dernière chance de nous rattraper. Personne n’avait repéré le moindre signe précurseur, aucun scientifique n’avait donné l’alerte… Nous avons rempli ce vase, goutte après goutte, année après année, et il a fini par déborder, éclaboussant la Terre de part en part avec notre sang à tous…

Je m’appelle Cassandre et j’ai dix-sept ans… mais pour combien de temps encore ?

cruelle expiation

Capture d’écran : Gamersyde © Enslaved

—    Tu comptes décrocher quand de ta console ? T’es pas le seul à vouloir profiter de la télé, tu sais ?

Erwan ou le bonheur d’avoir un petit frère de quatorze ans… Mais j’avais beau le fusiller du regard et grogner, le menacer d’aller tout raconter à nos parents, ce petit entêté continuait tranquillement de conduire comme un malade dans les rues de Gran Turismo. J’avais eu une journée pourrie au bahut, mais elle n’était apparemment pas sur le point d’aller en s’arrangeant. Lire la suite