Andrew Conroy, Médecin

Drew Conroy

feat. Hugh Laurie

Andrew CONROY
surnommé « Le roi des cons »

 

● Rang : Médecin-Chirurgien

● Sexe : Masculin
● Âge : 51 ans
● Date et Lieu de Naissance : 1er Avril – Chicago/USA

● Famille :
Ses parents et son ex-femme sont restés sur Terre.

 

Biographie

Qu’il le veuille ou non, la vie d’Andrew a commencé par des clichés vieux comme le monde sur Terre. Issu de l’union d’un militaire à la loyauté et à l’autorité inébranlables et d’une femme d’affaires qui tenait surtout à sa carrière et à sa réputation, il avait le « désavantage » d’être fils unique. Il ne tenait qu’à lui d’assouvir toutes les ambitions de ses parents concernant l’avenir de leur lignée. Poussé à l’excellence par une mère envahissante malgré le peu de temps qu’elle lui consacrait, il se pliait au jeu sans trop rechigner… dans un premier temps.

Quand vint l’adolescence, les choses se corsèrent et la retraite anticipée de son colonel de père n’arrangea guère la situation. Il avait été grièvement blessé lors d’une bataille aux abords d’une colonie importante et en était resté paraplégique. Son nouveau travail de bureaucrate au sein de l’armée ne lui plaisait pas autant qu’il aimait le faire croire, et il se mit lui aussi à mettre la pression sur son fils pour vivre par procuration à travers lui. Entre crise d’adolescence et ras-le-bol généralisé, Andrew apprit à s’affirmer. Il s’entraîna sur ses camarades de classe, d’abord sous couvert : il faisait ses coups en douce, puis s’arrangeait pour faire comprendre à ses victimes qu’il était à l’origine de leurs troubles sans toutefois leur laisser la moindre preuve pour étayer leurs accusations. Il devint fourbe et sournois, n’éprouvait aucun remords face aux rumeurs qu’il propageait ou aux mauvais tours qu’il jouait à ceux qui l’agaçaient. Il était doué en la matière ; plus les autres cherchaient à le coincer, plus il surenchérissait.

La multiplication des incidents finit bien évidemment par attirer l’attention des adultes et les parents d’Andrew furent informés des soupçons qui pesaient sur leur fils. Il eut droit aux cris, aux reproches, aux menaces, aux sanctions de sa mère qui vivait comme une horrible disgrâce d’avoir été convoquée dans les bureaux du proviseur. Son père réagit plus sobrement, mais depuis le tournant brutal pris par sa vie suite à son accident, il ne se séparait que rarement de sa mine renfrognée, frustrée et amère. Andrew fut surpris lorsqu’il vint le trouver le lendemain pour parler de ses faits et gestes, loin des oreilles de sa mère. Il voulait en savoir plus, et la petite lueur mesquine et malsaine de son regard laissa supposer à Andrew que son père était finalement de son côté. Mais il était arrivé à un âge où il n’avait même plus envie de s’en assurer. Il était définitivement braqué contre ses géniteurs et avait appris à vivre sans leur approbation. Il ralentit toutefois la cadence des conflits scolaires, ne répondant que lorsqu’on le provoquait ouvertement (et il y avait toujours des petits malins pour tenter leur chance).

Il prit son indépendance à la sortie du lycée, mais ses parents s’arrangeaient pour lui rendre régulièrement visite et trouver des choses à critiquer : l’appartement mal entretenu, les résultats en faculté de médecine pas assez brillants, son manque de vie sociale, son caractère qui ne s’arrangeait pas avec l’âge,… Andrew les prit au pied de la lettre et épousa la première (jolie) idiote qui accepta son marché : elle pouvait avoir autant d’amants qu’elle le souhaitait du moment qu’ils ne venaient pas chez eux et qu’elle jouait la comédie quand ses parents étaient dans le coin. Et si elle pouvait s’occuper de la maison dans la foulée, il lui fournirait une carte de crédit à la hauteur de ses poussées de fièvre consommatrices.

Il ne tarda pas à se faire remarquer pendant son internat. Il était particulièrement doué pour les diagnostics et les traitements à mettre en place. Pour les relations avec le patient, c’était toute autre chose, mais les infirmières prenaient alors le relai. Quand il passa titulaire, il décida pour une fois d’utiliser à bon escient les leçons de ses parents pour se voir nommé à la tête des urgences et être son propre patron (il restait bien sûr le chef de l’hôpital et le conseil d’administration, mais cela restait secondaire à ses yeux). Mais pris à son propre piège, sa femme devint de plus en plus gourmande et ses parents leur parlaient désormais de petits-enfants. Ainsi, quand il entendit parler du programme P.E.R.N., il y vit une formidable porte de sortie. Se débarrasser de tout le monde. À jamais ! Il postula sans en parler à personne, horrifié que l’un des trois puisse avoir la même idée, et au vu de ses compétentes médicales indispensables lors de l’établissement d’une nouvelle colonie, il fut l’un des premiers à voir sa candidature validée.

À 35 ans, il laissa tout derrière lui sur Terre et s’arrangea avec son avocat : sa famille recevrait une lettre les prévenant de son « mystérieux départ à l’étranger, pour soigner les plus démunis et rendre service à sa patrie », accompagnée d’une demande de divorce dûment remplie, lorsqu’il serait déjà loin dans l’espace intersidéral – juste au cas où quelqu’un remonterait trop vite sa piste et tenterait de le faire revenir (ou pire : de l’y accompagner).

Arrivé sur Pern, il prit soin de rester inaccessible en dehors des discussions professionnelles. Il ne tenait pas à se retrouver de nouveau coincé par qui que ce soit. Il inventait une nouvelle version de sa vie chaque fois qu’on lui posait des questions personnelles. Ne cherchait même pas forcément à ce que ce soit plausible, rationnel, ou compatible avec ses autres mensonges. Il se retrouva surchargé de travail avec l’arrivée des Fils et ne put souffler qu’après l’exode sur le continent septentrional. À la tête de l’infirmerie du Fort d’Harea, il lui arrivait fréquemment de voyager jusqu’au Weyr pour y prêter main forte lors des Chutes ou de maladies contagieuses. Mais loin de lui l’idée de déplorer le moindre décès tant que ses compétences de médecin n’étaient pas remises en question !

Comme quoi, à force de fuir certaines personnes, on finit quelque part par leur ressembler…

Historique

  • Prochainement…

 

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2 réflexions sur “Andrew Conroy, Médecin

    • C’est malin ! lol
      Mais tu ne devrais pas être trop dépaysée une fois que tu le verras en action. C’est une saloperie et il ne s’en cache pas ^^

      J'aime

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