Abigail Donovan, Dame de Weyr

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feat. Emilia Clarke

Abigail DONOVAN

 

● Rang : Dame Dorée | Dame du Weyr d’Harea

● Sexe : Féminin
● Âge : 24 ans
Date et Lieu de Naissance : 05 Mai – New York, USA

Famille :
Père : Avery DONOVAN, décédé, ancien médecin
Mère : Lynn DONOVAN, 45 ans, cuisinière

 

Biographie

Abigail est née sur Terre et a vécu à New York jusqu’à l’âge de neuf ans. La planète avait beau être polluée, surpeuplée, industrialisée à l’excès, la fillette s’y plaisait énormément. Elle avait la chance d’être issue d’une classe relativement aisée, son père étant renommé pour ses incroyables talents de chirurgien et sa mère une musicienne à la popularité grandissante. Abi vivait donc dans de bonnes conditions, à l’abri des ravages que la majorité de la population subissait.

En dépit de son jeune âge, elle aimait beaucoup les technologies et passait des heures collées à son écran d’ordinateur. Elle consacrait le reste de son temps à profiter de la vie avec ses amis et sa famille. Elle adorait les sorties shopping avec sa mère et écouter les anecdotes de boulot de son père une fois qu’il rentrait de l’hôpital. Elle avait beaucoup d’admiration pour lui… jusqu’à ce qu’il leur annonce la confirmation de leur participation à un programme dirigé par des fous à lier. Quelle idée de vouloir s’exiler à des années-lumière de toute civilisation ! Abi était on ne peut plus rebutée face à la perspective de partir à l’assaut de Pern : fonder une colonie et entrer dans l’Histoire, cela ne l’intéressait vraiment pas. Elle aimait sa vie et ne voulait pas en changer !

Mais à neuf ans, on vous prend rarement au sérieux et Abi eut beau crier et protester, elle fut bien obligée de suivre ses parents. Certains membres de la famille avaient proposé de la recueillir pour ne pas l’exposer inutilement mais la fillette ne pouvait pas envisager sa vie sans ses parents et ces derniers refusaient de toute façon de l’abandonner. Alors elle monta à bord du Buenos Aires et subit une stase de plus d’une décennie avant d’arriver à bon port.

Pendant que tout le monde s’émerveillait et respirait à pleins poumons à peine le pied posé dans l’herbe du continent méridional de leur nouvelle patrie, Abigail sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle les ravala avec fierté mais ce fut d’autant plus pénible qu’elle avait la gorge nouée par le désespoir. Tout ce qu’elle avait connu jusqu’ici, tout ce qui avait fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui, faisait définitivement partie du passé. Dans les années qui suivirent l’Atterrissage, elle se força à sourire et à s’acclimater à ces nouvelles conditions bon gré mal gré mais le cœur n’y était pas vraiment et elle hantait les salles informatiques et leurs bases de données pour retrouver un peu de ce qu’elle avait perdu, ignorant qu’elle allait bientôt perdre plus encore…

Huit ans passèrent et les Fils arrivèrent, apportant mort et destruction dans leur sillage. La sérénité et l’optimisme des colons volèrent en éclats et la fillette en fut encore plus déconfite. Pourquoi avoir quitté la Terre ? Pour se retrouver dans un tel enfer ? Désemparée, Abi n’osait plus sortir par peur d’être surprise par une Chute et de finir dévorée vivante. Ses parents tentèrent de l’encourager mais rien à faire… Son père travaillait comme un forcené pour soigner les blessés, sa mère abandonna la musique pour aider comme elle pouvait à l’organisation générale de la défense de Pern sans toutefois s’avancer sur la ligne de front.

Un jour, Avery fut appelé en urgence lorsqu’un éboulement ensevelit plusieurs volontaires qui aidaient des colons à s’installer dans des grottes. Il se retrouva lui-même coincé suite à un éboulement secondaire alors qu’il amputait la jambe d’un jeune homme pour le sortir de là au plus vite. On amena machines et main-d’œuvre mais on ne put jamais les évacuer à temps. Lynn s’effondra lorsqu’on lui apprit la mort de son époux et le regard d’Abigail s’éteignit pour de bon. Deux semaines plus tard, elle fêtait sa majorité et quittait le domicile familial où ses souvenirs l’empêchaient d’avancer. Sa mère lui offrit un œuf de lézard de feu qu’elle avait peiné à marchander, mais Abi n’en voulait pas. Elles se disputèrent comme souvent depuis la mort du papa et à tant crier l’une sur l’autre, elles n’entendirent pas les craquements de la coquille. Quand une petite verte fit irruption dans la caisse disposée devant la cheminée et pépia sa faim de tous ses jeunes poumons, le silence s’abattit entre les deux jeunes femmes. Lynn colla un morceau de viande dans la main de sa fille et la poussa dans sa direction avant qu’elle n’ait le temps de réagir et de prendre la poudre d’escampette. Et Abi marqua ainsi Harpie sans vraiment le vouloir, la verte se révélant encore plus insupportable à ses yeux qu’elle ne l’avait imaginé.

Elle continua ses études, solitaire, n’hésitant pas à lâcher des remarques acerbes à celles et ceux qui tentaient une approche. La Terre lui manquait plus que jamais, la nostalgie de ce temps révolu la dévorait, elle ne parvenait pas à faire ce double deuil auquel elle s’était vue confronter. Elle ne trouvait aucune perspective d’avenir sur Pern, aucun des métiers que l’on y enseignait ne l’attirait… Et vint alors un petit miracle. Avant même de réaliser ce qu’on attendait d’elle, elle se retrouva face à un groupe d’œufs de dragons bio-ingénierés. Les tout premiers. Tout se passa très vite, les œufs se balancèrent et commencèrent à éclore. Elle oublia tous les conseils qu’on lui avait prodigués au moment où un museau brun-doré perça la première coquille. La dragonnette qui s’en extirpa se dirigea droit vers elle. Abi n’avait pas spécialement envie de faire partie de cette expérience, elle faisait cela plus par dépit qu’autre chose. Et pourtant, quand elle entendit la voix de la petite créature résonner dans sa tête et lui annoncer son prénom, elle montra enfin ce qu’elle ressentait, elle extériorisa toutes les tensions qu’elle avait accumulées et fondit en larmes en serrant Lizbeth contre son cœur.

Le malheur refrappa cependant les colons lorsque des éruptions volcaniques et de violents tremblements de terre les forcèrent à s’exiler sur le continent septentrional. Ils perdirent à nouveau leurs maisons, leurs foyers, leurs repères. Le transfert se fit dans les larmes et la douleur et ils passèrent ainsi du Terminus à Harea. Les maîtres de dragons s’installèrent un peu plus au nord des autres colons, car ils avaient besoin d’espace et d’installations spécifiques au fur et à mesure que les fameux dragons bio-ingénierés arrivaient à maturité.

Trois ans s’écoulèrent et les colons continuaient à se battre pour survivre à la fois aux Fils et aux nouvelles conditions climatiques. Par manque de connaissances et d’expérience, les premières récoltes furent catastrophiques et le bétail en souffrit. Le quotidien n’était facile à gérer pour personne… Le cuir de Lizbeth brillait étrangement ces derniers temps et ses humeurs se calquaient sur celles de sa maîtresse, elle d’habitude si gentille et enjouée. Tout s’expliqua peu après quand la dorée s’envola dans la chaleur du crépuscule. Abi fut complètement dépassée par les événements, elle se souvenait avoir lutté pour l’empêcher de dévorer les proies qu’elle saignait. Une dorée avait volé quelques mois auparavant et n’avait pas été très loin après s’être alourdie de viande. La jeune femme alors âgée de vingt-deux ans ne garda que très peu de souvenirs de ce vol. Elle se souvenait de l’ivresse de traverser les nuages, de l’excitation qui parcourait son épiderme en voyant bronzes et bruns la poursuivre en plein ciel et se disputer ses faveurs. Puis l’apothéose, un amour inconditionnel, une passion enflammée qui la consuma délicieusement alors qu’elle se laissait tomber du haut des cieux pour mieux savourer l’instant.

Lorsqu’Abi se réveilla, elle était entre les bras de Riley, cet horrible gars qui se prenait pour le roi des play-boys et qui s’offusquait tellement qu’elle ne craque pas pour lui comme toutes ses groupies. Lizbeth avait été couverte par Daeth. Ironie du sort… et prénom du dragon cruellement révélateur puisque c’est la mort dans l’âme qu’Abi dut se résigner à coopérer avec R’ley dans l’année qui suivit. Ce qui ne l’empêcha pas de se montrer hautaine et sarcastique pour bien lui faire comprendre que leurs relations étaient purement professionnelles. La jeune femme perdit toute crédibilité lorsque Lizbeth choisit à nouveau Daeth l’année suivante. Elle eut énormément de mal à digérer les faits et en voulut même à sa reine qui non seulement l’humiliait publiquement, mais lui volait aussi tout son temps libre, l’empêchant de rêvasser dans la salle des archives. Mais la jeune femme ne résista pas longtemps et cessa de bouder lorsque la deuxième ponte de son âme-sœur arriva à maturité. C’était une telle fierté de voir éclore les œufs de sa dragonne, de lire la reconnaissance et l’amour dans les yeux des aspirants quand elle les rencontrait.

Abi faisait de son mieux. Elle n’était certes pas la personne la plus chaleureuse du Weyr, allait même volontiers au conflit, mais elle était belle et intelligente, avec toute la vie devant elle, et elle était bien décidée à la reprendre pleinement en mains, peu importe la maigreur de son entourage et les rumeurs qui grondaient au Fort… ou ces maudits Fils !

Dragon

éclosion doréePrénom : Lizbeth
Âge : 5 ans
Issue de : Bio-ingénierie
Lieu de l’Empreinte : Terminus

Couleur et nuances : Lizbeth affiche une merveilleuse teinte d’un doré clair comme les rayons de Rukbat. Avec quelques nuances plus sombres au niveau du museau, des épaules et de la seconde moitié de la queue.

Personnalité : Lizbeth est aussi douce et chaleureuse que sa maîtresse peut paraître austère et trop sûre d’elle. Elle est toujours en quête d’attention et d’approbation, sûrement du fait de son jeune âge, mais sait imposer ses choix lorsqu’on commence à marcher sur ses plates-bandes.

Lézard de feu

Prénom : Harpie
Âge : 6 ans

Couleur : Vert-feuille comme les yeux de sa maîtresse. Son cuir est rarement propre car Harpie aime se rouler dans tout ce qu’elle trouve : poussières, sable, boue, crottin, charogne desséchée,…

Personnalité : Abi l’a ainsi nommée en hommage à un mythe grec qui fait des harpies des divinités de la dévastation et de la vengeance. Plus rapides que le vent, invulnérables, caquetantes, elles dévorent tout sur leur passage, ne laissant que leurs excréments, et elle n’est pas si loin de la vérité quand on voit le comportement particulièrement agaçant de la petite verte. Elle est terriblement bavarde et expressive, et ne tient pas en place. Impossible de lui confier quoi que ce soit ou de s’attendre à un minimum de sagesse de sa part. Et il lui arrive en effet parfois de se soulager ailleurs que dans l’Interstice juste pour attirer toute l’attention sur elle.

Historique

  • Prochainement…

 

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2 réflexions sur “Abigail Donovan, Dame de Weyr

    • Merci 🙂 c’est une vieille fiche, j’ai corrigé un peu l’écriture, j’ai évolué depuis. Mais j’ai hâte de repartir sur un terrain neuf et surtout, de retrouver mon médecin calqué sur Dr House… le caractère et le cynisme qui vont avec 😀 Je m’éclatais à le jouer !

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